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l’ouvre, la règle BC, qui est jointe à angles droits avec XY au point B, pousse vers Z la règle CD, qui coule sur YZ en faisant toujours des angles droits avec elle ; et CD pousse DE, qui coule tout de même sur YX en demeurant parallèle à BC ; DE pousse EF, EF pousse FG, celle-ci pousse GH, et on en peut concevoir une infinité d’autres qui se poussent consécutivement en même façon, et dont les unes fassent toujours les mêmes angles avec YX et les autres avec YZ. Or, pendant qu’on ouvre ainsi l’angle XYZ, le point B décrit la ligne AB, qui est un cercle ; et les autres points D, F, H, où se font les intersections des autres règles, décrivent d’autres lignes courbes AD, AF, AH, dont les dernières sont par ordre plus composées que la première[1], et celle-ci plus que le cercle ; mais je ne vois pas ce qui peut empêcher qu’on ne conçoive aussi nettement et aussi distinctement la description de cette première que du cercle, ou (du)
- ↑ Ce montage de règles et d’équerres, glissant les unes sur les autres, permet de décrire des courbes de plus en plus complexes :
avec les notations modernes, le point B décrit un cercle de rayon R et x2 + y2 = R2
Le point D décrit la courbe d’équation
,
pour F et
pour H.
Malgré tout, elles sont toutes géométriques, par opposition aux courbes mécaniques (transcendantes).
,
pour F et
pour H.