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au revers un boisseau d’où il sort des épics, avec ces mots, ETERNVM BENEFICIVM........ Elle est de grand bronze.
On dit par un proverbe sacré qu’il ne faut pas mettre la lumière sous le boisseau; pour dire, qu’il ne faut point rendre ses talens inutiles, ni s’abstenir de prêcher quand on en a la capacité, parce que cela va à l’édification, ou à l’instruction du prochain. C’étoit un des préceptes mystérieux de Pythagore, qu’il ne faut jamais s’asseoir sur le boisseau.
On dit populairement, qu’un homme a de pleins boisseaux de pistoles ; pour dire, qu’il en a beaucoup. Metiri modio nummos. On dit aussi, que le boisseau est plein, lorsque la providence châtie ceux qui ont commis un grand nombre de crimes.
On appelle boisseau de poterie, un corps rond & creux de terre cuite, & fait en forme de boisseau qui n’a point de fond. On forme la chausse d’une aisance, en emboîtant plusieurs de ces boisseaux les uns dans les autres.
Les Boutonniers appellent boisseau, une Machine de bois en forme d’un demi-globe, & longue d’environ un pied & demi, fort légère, qui se met sur les genoux pour travailler. On s’en sert pour faire des tresses, du cordon rond, des ceintures de soie, ou autres ouvrages qu’on appelle faits au boisseau, pour les distinguer de ceux qui sont faits au métier.
☞ Boisseau, chez les Fontainiers. C’est la boîte de cuivre dans laquelle tourne un robinet.
☞ BOISSELAGE. s. m. Vieux mot. Office de Mesureur de blé.
BOISSELEE. C’f. Mesure d’un boisseau, autant qu’un boisseau peut contenir de grain, ou autre chose. Frumenti modius.
Boisselée, se dit particulièrement d’une certaine mesure de terre, dont on use en la plupart des Provinces de France. C’est autant de terre qu’il en faut pour contenir la semence du grain contenu en un boisseau. Cette terre contient tant de boisselées. Pour faire un arpent de Paris, il faut environ huit boisselées.
BOISSELIER, ÈRE. s. m. & f. Ouvrier qui fait, qui vend des boisseaux, des cribles, des tambours, des éclisses, litrons, des seaux, des pelles & autres ouvrages de bois servant au ménage. Modiorum faber.
BOISSON, s. m. Ce qui est propre à boire, ce qu’on boit ordinairement. Aliment fluide destiné à réparer nos forces. Potus. L’eau est la boisson ordinaire des animaux. Les Chinois font toujours chauffer leur boisson. Dans les pays différens on a de différentes boissons, du vin, de la bière, du cidre, &c.
☞ On appelle souvent boisson le vin qu’on a coutume de boire. C’est dans ce sens qu’on dit, avoir toute sa boisson en cave.
On appelle en plusieurs provinces, boisson, de l’eau passée sur le râpé d’une vendange, pour donner aux Valets. On dit en ce sens, faire de la boisson. On appelle aussi boisson, sur les vaisseaux, un mélange d’une grande quantité d’eau avec quelques parties de vinaigre. Acad., Fr. Donner de la boisson aux matelots.
BOÎTE. s. f. Petit vaisseau qui se ferme avec un couvercle. Pyxis. Une boîte à portrait. Une boîte à diamans, boîte à confitures. Une boîte à poudre. Des boîtes d’Apothicaire.
Ce mot vient de buxuletta, diminutif de buxula, qui a été fait de buxus, à cause que les boîtes se font ordinairement de buis. Ménage. Buxula, buxtula, se trouvent dans la basse latinité. Voyez Act. Sanct. Janu. Tom. I, 1056, 1057, Feb. Tom. III, p. 535. C’est ainsi qu’en grec de ^u’iot, ou ^rv’ïos, buis ^ s’est fait -^vV^, boîte. Du Cange le dérive de buxis, luxiday bossida, & bustula^ qu’on a dit dans le même sens dans la baffe latinité, ou du grec ■’•’j’iis. Boîte, se dit aussi communément de ce qui est contenu dans une boîte. Une boîte de piunes, l’oi’re d’abricots, boîte d’onguent. On appelle la boîte des pauvres, des prisonniers, celle où l’on reçoit les charités. La boîte de Confrérie, certain petit tronc portatif, & fermé à clef, dans lequel on reçoit les aumônes pour les pauvres, pour la
BOI Confrérie. Le peuple appeloit par dérifîon. Boîte à Perrette, la boîte des aumônes dans les temples des Réformés. Depuis on a appliqué cette exprellion aux Appclans. BoÎte, en termes de Monnoies, feditde petits coffres, où l’on enferme les monnoies, qu’on a effayées, pour les" envoyer à la Cour des Monnaies, & en faire un nouvel ellai. Les boîtes se font par les Gardes des Monnoies: ils y doivent mettre sans choix de vingt pièces d’or une, & de dix-huit marcs de pièces d’argent une autre, qui fervent d’échantillon pour le faire juger. On appelle aulff boîte à la Monnoie, l’endroit odi l’on met le carré des médailles, quand on les marque. Cette boîte est d’acier, & l’on y fait tenir fermes les carrés qu’on met dedans par le moyen des vis qui les, Icrrent. On.appelle, boîte de la poste, la boîte où l’on va porter les lettres pour la postei& la boîte de la lanterne ^Xz boîte où est enfermée la corde qui fert àhausser & à abaiffer chaque lanterne. Boîte. Terme d’Imprimeur en Taille-douce ; c’est un morceau de bois qui est en forme d’arc, & qui par dedans est garni de fer blanc pour faire tourner le rouleau. BoÎte de montre. Terme de Gaînier. Petite boîte où l’on met une montre de poche.
☞ On appelle plus particulièrement boîte d’une montre, la partie de la montre où le mouvement est renfermé, & le verte ajusté. Boite à Foret. C’est où les Serruriers & les Couteliers mettent le foret quand ils veulent percer. -no^’C’est une espèce de bobine où tient le foret, qu’ils font mouvoir par le moyen de la corde de l’archet pour percer des trous. Boîte de navette. Terme deTifferand. C’est la partie de la navette où l’on met la trame. Boite à poivre. Terme de Taillandier. C’est d’ordinaire une espèce de vafe de fer blanc partagé en petits carres, pour mettre le poivre, les clous de girofle & la mufcade. Les Vitriers ont auiÏÏ une boîte parmi leurs outils, & c’est où ils mettent la poix résine en poudre. ^oi-XB à favont.ette. C’est une boîteqvà est faite en boule^ & qui s’ouvre en travers en deux hémifphères; les Barbiers s’en fervent pour porter uncfavonnette. On le fert de ce terme en Botanique, pour exprimer la figure de plusieurs fruits qui ressemblent à une boîte àfavonnette. Boite à moutarde. Vafe de bois, où les Vinaigriers mettent la moutarde. Boîte, en termes d’Anatomie, est le lieu où les os font enclavés & emboîtés l’un dans l’autre. BoÎte, est aussi la partie du vilbrequin où l’on attache fa mèche. ^jr- BoÎte, chez les Fontainiers, font des coffres de fer ou de tôle, percés de trous, que l’on met à la supersicie des pièces d’eau pour arrêrer les ordures, & empêcher l’engorgement d’une conduite. En général, chez les Artisans on appelle boîte ^ les ais qui ferveur à revctird’autres pièces de bois, comme poutres ou (olives; ou les trous où entrent d’autres picces. Boîte de roue, où entre l’eflieu. Ils appellent aussi en Architecture boîte ce qu’on nomme autrement hoches, amarres, & que les Charpentiers de Paris appellent jouières. Voyez Amarres. En termes de Marine, on appelle la boîte du gouvernail, la pièce de bois percée, à travers de laquellepaffe la barre, ou le timon. Boîte, en termes d’Artillerie, est un petit mortier de fer, haut de sept à huit pouces, qu’on charge de poudre jusqu’au haut, & qu’on bouche avec un fort tampon de bois pour le tjrer dans des leux& réjouissances publiques,.^neum crépit aculum. On appelle aussi l’os/f, le bouton qui est au ooutde la hampe des écouvillons qui fervent à nettoyer, à rafraîchir le canon. La tête d’un refouloir s’appelle aussi boîte. BoÎte pour alle-^er le canon. Cette boîte z^ de cuivre, ou de fonte, &arméed’un couteau bien acété. On lufpendla pièce en l’air, ayant la bouche en bas, enlorte que le couteau enchâffé dans la boîte ^ coupe & unie