Page:Diderot - Œuvres complètes, éd. Assézat, I.djvu/369

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les calculs les plus longs ; qu’il pouvait les interrompre, et reconnaître quand il se trompait ; qu’il les vérifiait avec facilité ; et que ce travail ne lui demandait pas, à beaucoup près, autant de temps qu’on pourrait se l’imaginer, par la commodité qu’il avait de préparer sa table.

Cette préparation consistait à placer des épingles à grosse tête au centre de tous les carrés. Cela fait, il ne lui restait plus qu’à en déterminer la valeur par les épingles à petite tête, excepté dans les cas où il fallait écrire une unité. Alors il mettait au centre du carré une épingle à petite tête, à la place de l’épingle à grosse tête qui l’occupait.

Quelquefois, au lieu de former une ligne entière avec ses épingles, il se contentait d’en placer à tous les points angulaires ou d’intersection, autour desquels il fixait des fils de soie qui achevaient de former les limites de ses figures. Voyez la fig. 5.

Il a laissé quelques autres machines qui lui facilitaient l’étude de la géométrie : on ignore le véritable usage qu’il en faisait ; et il y aurait peut-être plus de sagacité à le retrouver qu’à résoudre tel ou tel problème de calcul intégral. Que quelque géomètre tâche de nous apprendre à quoi lui servaient quatre morceaux de bois, solides, de la forme de parallélipipèdes rectangulaires, chacun de onze pouces de long sur

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