Page:Diderot - Encyclopedie 1ere edition tome 12.djvu/389

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée



2°. Quand l’un des co-permutans n’accomplit pas les conditions.

3°. Lorsque le bénéfice n’est pastel qu’on l’a énoncé, comme si on a supposé que c’etoit un bénéfice simple, & qu’il soit à charge d’ames, ou que l’on ait caché la veritable quotite d’une pension dont le bénéfice étoit chargé, cela suffit pour donner lieu au regres, & le co-permutant peut rentrer dans son bénéfice en vertu d’un simple jugement, sans obtenir de nouvelles provisions.

Enfin la permutation devient encore sans effet, quand l’un des co-permutans est évincé du bene ?nce qui lui a été résigné.

On peut permuter un bénéfice litigieux, pourvu que le litige soit exprimé.

Un benefice tenu en commande, peut être permuté contre un bénéfice tenu en titre, parce qu’en France la commande vaut titre.

On peut permuter un benefice contre plusieurs autres.

Tant que le collateur n’a point donné des provisions, le co-permutant peut revoquer sa procuration pour permuter. Il suifit de faire signifier la révocation au collateur, ou si la résignation pour permutation se fait en cour de Rome, on fait signifier la revocation au co-permutant, avant que la relignation soit admise.

Mais si l’un des benéfices est à la nomination du roi, l’autre à la collation pure & simple de l’ordinaire, un des co-permutans ne peut révoquer sa procuration ad resignandum, sans le consentement du roi, lorsque sa majesté a donné son brevet de nomination, quoique les bulles ne soient pas ?core expédiées, ni la résignation de l’autre benefice admite en cour de Rome.

Le coliateur qui a conféré sur la permutation, ne peut pas conférer par mort en vertu de la regle des 20 jours, si ce n’est que la résignation peche dans son principe, ou que l’un des co-permutans eut refuse de l’exécuter pendant la vie de l’autre.

Ceux qui sont pourvus sur résignation, pour cause de permutation, doivent prendre possesision dans le même tems, & avec les mêmes formalites que l’on observe pour les résignations en faveur.

Les provisions obtenues sur permutation sent nulles, si elles ne sont insinuées deux jours tranes avant le déces de l’un des co-permutans ; mais il < ?>ssit pour celui qui s’unit, qu’il ait satisfait à cette condition : ses provisions sont valables.

Les procurations pour permuter entre les mains du pape, doivent être insinuees au greffe du diocese où elles se font ; & si le benefice est dans un autre diocèse, il faut aussi y faire enregistrer les procurations, & ce, dans trois mois après l’expedition des provisions, le tout à peine de nullité. Déclaration de 1691, art. 12.

Au reste le defaut d’insinuation ne peut être opposé que par les indultaires gradues, & autres expectans, & par les patrons. Voyez Dumolin, ad reg. de publie. Fevret, liv. II. ch. iv & v. Rebutte, prax. tit. de permut. < ?>ecueil de Drapier, tome II. ch. xx. (A)

PERNAMBUCO ou FERNAMBUCO, (Géog. mod.) capitainerie ou province de l’Amérique meridionale au Brésil. Elle est bornée au nord par la capitainerie de Tamaraca, au midi par celle de Sergippe ; à l’orient par la mer, mais elle n’a point de bornes fixées à l’occident.

Cette province est située entre les huit & les dix degrés de latitude australe. Elle a été découverte par Vincent-Yannez Pinçon, Castillan ; & trois mois après D. Pero Alvarez Cabral, amiral de la flotte Portugaise des Indes, fut jetté par la tempête sur les côtes du Brésil, dont sa nation lui attribue la découverte, Jean III, roi de Portugal, concéda la province


de Pernambuco, à Edouard d’Albuquerque, à condition d’en soumettre les habitans, ce qu’il exécuta dans la suite. Les Hollandois s’en étant rendu les maîtres, le roi Jean IV. après qu’elle eut été reprise sur eux, la réunit au domaine. Jusqu’à l’invasion, Olinde avoit été la capitale de la capitainerie ; mais cette ville a été presque entierement détruite pendant les guerres. (D. J.)

PERNE, (Géog. anc.) 1°. ile sur la côte de l’Ionie. Pline, l. II. c. lxxix. dit qu’un tremblement de terre joignit cette ile au territoire de la ville de Milet. 2°. ville de la Thrace, qui étoit à l’opposite de celle de Thasus, selon Stephanus.

Perne, (Géog. mod.) petite ville, ou plutôt bourg de France dans la Provence, au diocese de Carpentras. Long. 22. 41. lat. 44. 2.

Cet endroit est la patrie d’Esprit Flechier, evêque de Lavaur en 1685, & puis de Nismes en 1687. II avoit étéreçu à l’académie françoise en 1673. Il étoit, dit M. de Voltaire, poëte françois & latin, historien, prédicateur, mais connu sur-tout par ses belles oraisons funebres. Il a traduit du latin d’Antoine-Marie Gratiani, la vie du cardinal Commendon ; il a donné celle du cardinal Ximenès ; & son histoire de l’empereur Théodose, a été faite pour l’éducation de M. le duc de Bourgogne. Il mourut le 16 Février 1710, à 78 ans.

Pirnes, (Géog< ?> mod.) petite ville de France dans l’Artois sur la Clarence, à trois lieues S. O. de Bethune, sept N. O. l’Arras. Long. 20. 6. Lat. 50. 29. (D. J.)

PERNETTE, s.f. vase à l’usage des potiers-deterre & des fayanciers. Voyez l’article Fayance.

PERNICIACUM, (Géog. anc.) ville de la Gaule belgique, que l’itineraire d’Antonin met entre Geminiacum, & Aduoeca Torgrorum, à 22 milles de la premiere de ces villes, & à 14 de la seconde. On croit que c’est aujourd’hui Perveis, bourgade du Brabant, entre Jemblours & Indoigne, dans le quartier de Louvain ; & cette bourgade est une ancienne baronie. (D. J.)

PERNICIEUX, adj, (Gram.) capable d’entrainer la perte de quelque chose. Un discours est pernicieux ; un conseil est pernicieux ; un effet est pernicieux ; un esprit est pernicieux.

PERNICITAS, s. f. (Phys.) est un mot latin, dont quelques auteurs se servent pour désigner une vitesse extraordinaire de mouvement ; comme celle d’un boule< ?> qui fend l’air, de la terre dans son orbite, &c. Chambers.

PERNIO, terme de Chirurgie, c’est le nom d’un mal qui attaque ordinairement les mains & les piés en hiver, & qu’on appelle vulgairement engelures. Les parties affectées de ce mal s’enslent, & prennent une couleur blanchâtre, accompagnées de douleur & de demangeaison : cependant la tumeur se dissipe sans aucune exulcération, en frottant d’huile de pétrole la partie malade. Voyez Engelures.

PERNISSE, voyez Perdrix rouge.

PÉROÉ, (Géog. anc.) petit fleuve de la Baeotie, sur le chemin de Platée à Thebes. Il prenoit sa source au mont Cithéron, dort il descendoit par deux endroits différens, ensorte qu’il formoit uneîle. (D. J.)

PERONE, s. m. (en Anatomie.) est un des os de la jambe, voyez nos Planches d’Anatomie & leur explication. Voyez aussi les articles Os, Jambe, &c.

Le peroné est l’os le plus menu des deux os de la jambe ; cependant, quoiqu’il soit plus exposé & beaucoup plus foible que l’os interieur ou le tibia, il n’est pas si sujet à être casse, parce qu’il est plus pliant & plus fléxible ; d’où il arrive que souvent le tibia est rompu, tandis que le peroné reste entier.

Le peroné se joint & s’articule avec le tibia aux


Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils