Page:Dostoievski - La femme d'un autre.djvu/109
La bibliothèque libre.
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
de joie. Jamais, certes, je ne t’aurais reproché de trop sortir, non…
— Ah ! ah ! ah !
La dame rit à gorge déployée. Ivan Andreïtch s’inquiéta. Pourtant il évita de la questionner au sujet de ce rire.
—…Mais je craignais, reprit-il, que tout cela ne finît par te fatiguer.
—Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah !
Elle se pâmait.
Ivan Andreïtch, très-déconcerté, la regardait se rouler sur le divan où elle était assise, et se sentait horriblement lâche devant cette hilarité énigmatique. Il avait des sueurs froides dans le dos, et il lui semblait que ses cheveux se hérissaient sur sa tète.
— Enfin, ma chère !… éclata-t-il tout à coup.
Mais aussitôt il se calma.