Page:Dostoievski - La femme d'un autre.djvu/19
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— Voilà… Je n’ai pas l’honneur de vous connaître, et je n’ose, dans ces conditions, commettre l’indiscrétion de vous questionner. Permettez-moi donc de faire votre connaissance… C’est une très agréable rencontre…
Et tout tremblant, le monsieur tendit avec effusion la main au jeune homme.
— J’aurais dû commencer par là, ajouta-t·il, mais j’avais perdu le sentiment des convenances.
Il ne pouvait tenir en place, tournait de tous les côtés la tète avec inquiétude, et à chaque instant saisissait le jeune homme par son paletot, comme un homme qui se noie s’accroche aux herbes de la rive.
— Voyez-vous, continua-t-il, je m’adresse à vous en ami… Pardonnez-moi cette familiarité… J’allais vous demander de vou-