Page:Dostoievski - La femme d'un autre.djvu/249

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Après l’avoir regardé encore, je me levai, j’allumai la bougie et me mis au travail. J’avais un gilet à réparer pour le tchinovnik qui habitait au-dessous de nous. J’avais le cœur à l’envers. J’aurais préféré brûler toute ma garde-robe dans mon poêle ! Emelian devine probablement ma colère... Voyez-vous, monsieur, quand un homme est coupable, il flaire le malheur de loin, comme un oiseau pressent l’orage.

— Et voilà, Astafy Ivanovitch, commence Emelianouchka avec une voix tremblante, aujourd’hui Antip Prokhoritch, le feldchher[1], a épousé la veuve du cocher qui est mort il y a quelques mois...

Moi, je le regarde, probablement avec colère. Emelian me comprend. Je le

  1. Aide-chirurgien.
Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils