Page:Dostoievski - La femme d'un autre.djvu/49
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II
Le lendemain soir, il y avait une représentation à l’Opéra italien. Ivan Andreïtch se précipita dans la salle comme une bombe. Jamais encore on ne lui avait vu une telle furore pour la musique. Pourtant, on savait déjà qu’il aimait assez venir faire un somme d’une heure ou deux à l’Opéra. Il prétendait même qu’il est très-doux de ronfler pendant que « la prima-donna miaule, comme une petite chatte blanche, sa berceuse ». Mais cette— opinion-là date de loin, de la saison dernière. Hélas ! maintenant Ivan Andreïtch ne dort plus, même la nuit, même chez lui…
Il s’était donc ; précipité comme une