Page:Doyle - La Marque des quatre.djvu/162

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que je vous dise ou en sont nos affaires, Watson. Vous vous souvenez combien j’étais agacé de me voir arrêté par un contretemps stupide ?…

— Parfaitement.

— Eh bien, j’ai donné à mon esprit le repos qui lui était nécessaire en me plongeant dans une analyse chimique. Un de nos grands hommes d’État n’a-t-il pas dit que la meilleure façon de se reposer était de changer la nature de ses occupations ? C’est parfaitement exact. Aussi, lorsque j’eus réussi à liquéfier mon hydrocarbure, je revins au problème des Sholto et j’y réfléchis à nouveau. Nos gamins avaient parcouru toute la rivière sans résultat. La chaloupe n’était amarrée à aucun embarcadère, à aucun ponton, et cependant elle n’était pas de retour. Je ne pouvais croire qu’ils l’eussent coulée pour mieux dissimuler leurs traces, quoique je gardasse cette hypothèse en réserve pour le cas où toutes les autres viendraient à me faire faillite. Je savais en effet que ce Small était doué d’une espèce de malice grossière, mais je ne le croyais pas capable d’une ruse pareille ; il aurait fallu pour cela qu’il fût d’un niveau intellectuel plus relevé. Mais, pensai-je, nous savons qu’il était à Londres