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LA RÉSURRECTION DE SHERLOCK HOLMES

l’escalier. Un instant après, un jeune homme, les yeux hagards, le teint pâle, échevelé, les traits bouleversés, se précipita dans l’appartement. Son regard alla de l’un à l’autre et, voyant notre étonnement, il comprit qu’il nous devait des excuses pour son entrée sans cérémonie.

— Je suis désolé, monsieur Holmes, s’écria-t-il. Il ne faut pas m’en vouloir. Je suis à moitié fou, monsieur Holmes. Je suis le malheureux Hector Mac Farlane !

Il prononça ces mots comme si son nom seul devait nous expliquer le but de sa visite ; mais je vis bien à la figure de mon compagnon qu’il ne comprenait pas plus que moi.

— Prenez donc une cigarette, monsieur Mac Farlane, dit-il en lui offrant son étui. Je suis persuadé qu’avec les symptômes que vous présentez, mon ami le Dr Watson vous prescrirait un sédatif. Il fait si chaud depuis quelques jours ! Maintenant, si vous vous sentez un peu remis, je serai très heureux de vous voir prendre ce fauteuil, et de vous entendre raconter, avec le plus grand calme, qui vous êtes et ce