Page:Doyle - Sherlock Holmes triomphe.djvu/161

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Watson, je n’ai pas l’habitude de considérer facilement une affaire comme perdue.

Le lendemain pourtant, la solution du mystère n’avait pas fait un pas. Pendant notre déjeuner on apporta une lettre que Holmes me tendit avec un sourire.

« Monsieur,

« Je vous assure que vous perdez votre temps en me suivant ; j’ai, ainsi que vous avez pu vous en rendre compte cette nuit, une glace posée derrière mon coupé. Si vous désirez faire une course de vingt milles qui vous ramènera à votre point de départ, vous n’avez qu’à me suivre. En attendant, je dois vous dire qu’en m’espionnant vous ne serez d’aucune utilité à M. Godfrey Staunton, et je suis persuadé que le plus grand service que vous puissiez rendre à ce jeune homme, c’est de retourner de suite à Londres et de dire à celui qui vous emploie que vous n’avez pu le retrouver. Vous perdrez votre temps à Cambridge.

« Cordialement,

« Leslie Armstrong. »