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LA FEMME DU PHYSIOLOGISTE


I


Le professeur Ainslie Grey n’était pas descendu déjeuner à l’heure ordinaire.

La pendule à carillon, placée sur la cheminée de la salle à manger, entre les bustes de Claude Bernard et de John Hunter, avait sonné la demie, puis les trois quarts.

Maintenant, ses aiguilles dorées se rapprochaient de neuf heures, et le maître de la maison ne donnait pas signe de vie.

C’était un fait sans précédent.

Pendant les douze années qu’elle avait dirigé sa maison, sa plus jeune sœur ne l’avait jamais vu d’une seconde en retard.

Assise en face de la grande cafetière d’argent, elle se demandait si elle devait faire sonner le gong une seconde fois, ou s’il valait mieux attendre en silence.

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