Page:Doyle Souvenirs de Sherlock Holmes.djvu/74

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pupitre ; celui qui l’a tiré a dû venir là tout droit. Mais pourquoi ce singulier voleur a-t-il tiré la sonnette ? Mystère !

— Oui, la chose est extraordinaire. Quelles furent vos premières démarches ? Vous avez, j’imagine, inspecté la pièce pour voir si l’intrus n’y aurait pas laissé quelque chose, un bout de cigare, un gant oublié, une épingle à cheveux, un objet quelconque ?

— Rien de semblable.

— Pas d’odeur ?

— Ah ! nous n’avons pas pensé à cela.

— Eh ! une odeur de tabac aurait eu pour nous une grosse importance, dans une enquête de ce genre.

— Je ne fume pas moi-même, et je pense que, s’il y avait eu une odeur de tabac, je l’aurais remarquée. Il n’y avait absolument aucun indice qui pût nous mettre sur la voie. Le seul fait incontestable était que la femme du gardien, Mme Tangey, avait quitté précipitamment la place. Le mari, ne pouvant donner aucune explication à ce sujet, se bornait à dire que c’était à peu près l’heure à laquelle sa femme rentre toujours chez elle. Le policeman et moi, nous fûmes d’avis que le mieux serait de s’emparer de cette femme avant qu’elle pût se défaire de ses papiers, à supposer qu’elle les eût.

L’alarme avait été donnée à Scotland Yard.