Page:Doyle Souvenirs de Sherlock Holmes.djvu/75

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M. Forbes, le détective, arriva tout de suite et prit l’affaire en mains, avec une grande énergie. Nous prîmes un hansom et, une demi-heure après, nous étions à l’adresse qui nous avait été indiquée. Une jeune femme ouvrit la porte, c’était la fille aînée de Mme Tangey. Sa mère n’était pas encore rentrée ; nous fûmes introduits, pour l’attendre, dans la chambre principale.

Environ dix minutes plus tard, on frappa un coup à la porte. Là, nous fîmes la seule faute sérieuse que j’aie à me reprocher. Au lieu d’ouvrir nous-mêmes, nous laissâmes faire la jeune fille ; mais le son de sa voix nous parvint distinctement :

« Mère, dit-elle, il y a là deux messieurs qui vous attendent. » Aussitôt nous entendîmes le bruit de pas précipités dans le couloir. Forbes ouvrit brusquement notre porte et tous les deux nous courûmes dans la pièce de derrière, qui était la cuisine. Mais la femme nous y avait devancés. Elle nous regarda en face, d’un air de défi ; puis, me reconnaissant tout à coup, elle prit une expression de profond étonnement.

— Mais n’est-ce point M. Phelps, du ministère ?

— Allons, allons, qui pensiez-vous que nous étions lorsque vous fuyiez devant nous en courant ? demanda mon compagnon.

— Je vous avais pris pour des huissiers. Nous