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LA CHAPELLE DE LOK-MARIA DE GROIX


Récit des grèves



[modifier] I

On remarquait encore, il y a quelques années, sur la côte orientale de l’île, à un mille de la Pointe de la Croix, les ruines, abandonnées, d’une petite chapelle.

Au commencement du siècle, le phare de la Croix ne s’élevait pas encore sur la falaise. La chapelle de Lok-Maria était depuis longtemps l’objet de la pieuse vénération de tous les matelots du pays. Un petit clocher en pierre surmontait l’édifice que l’on découvrait de plus de deux lieues au large. Aussi chaque fois que, le soir, un coup de vent paraissait s’annoncer pour la nuit, de braves pêcheurs dont la chaumière était voisine, avaient-ils soin d’allumer une lanterne qu’ils attachaient au battant de la cloche, et, comme la petite tour était à jours et ouverte aux quatre points cardinaux, ce signal pouvait servir à guider des navires, soit pour entrer dans le port, soit au contraire, suivant

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