Page:Du Sommerard - Catalogue et description des objets d’art de l’antiquité, du moyen âge et de la Renaissance exposés au musée.djvu/20

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
X
LE PALAIS DES THERMES

sées sous les voûtes du ive siècle et dans l’édifice du xve, ont pris dans les deux monuments la place que leur assignait leur âge, et le Musée, placé dans les attributions de la Commission des monuments historiques, a été ouvert au public pour la première fois le 16 mars 1844.


La façade principale de l’Hôtel de Cluny se compose d’un vaste corps de bâtiment flanqué de deux ailes qui s’avancent jusqu’à la rue du Sommerard. Sa porte d’entrée, surmontée autrefois d’un couronnement gothique richement sculpté, conserve encore son large bandeau décoré d’ornements et de figures en relief. Au-dessus du mur régnait une série de créneaux, ainsi qu’on peut en juger par ceux qui ont pu être conservés ; ces créneaux ont été rétablis ainsi que le chemin de ronde qui leur donne accès et la porte d’entrée a repris son premier aspect.

Les bâtiments de la façade principale sont surmontés d’une galerie à jour, derrière laquelle s’élèvent de hautes lucarnes richement décorées de sculptures et qui présentent dans leurs tympans les écussons, les insignes et les devises de la famille d’Amboise.

Vers le milieu du bâtiment principal s’élève une grande tourelle à pans coupés, que couronne une galerie analogue à celle qui décore les autres parties de l’édifice. Sur les murs de cette tourelle, on trouve sculptés en relief les attributs de saint Jacques, les coquilles et les bourdons de pèlerins, allusions au nom du fondateur Jacques d’Amboise.

L’aile à gauche de l’entrée est percée de quatre arcades ogivales qui donnent accès dans une salle communiquant avec les Thermes. Cette salle, dont les murs sont de construction romaine, était une dépendance du Palais. Sa couverture antique n’a été renversée qu’en 1737 et a été remplacée dans ces dernières années.

Les bâtiments de l’aile opposée renfermaient à leur rez-de-chaussée les cuisines et les offices. Près du puits situé dans l’angle de la cour et qui a conservé son ancienne ferrure, on aperçoit, tracée sur le mur, la circonférence de la fameuse cloche appelée Georges d’Amboise, destinée à la cathédrale de Rouen et qui aurait été coulée en fonte dans la