Page:Du Sommerard - Catalogue et description des objets d’art de l’antiquité, du moyen âge et de la Renaissance exposés au musée.djvu/34

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XXIV
RAPPORT

en même temps qu’elle a doté le Musée des monuments historiques de richesses qu’il importait de ne pas laisser sortir de France et qui eussent trouvé un prompt et facile placement à l’étranger.

Si nous jetons un coup d’œil sur les autres séries, celles de la sculpture, de la peinture, des émaux, des faïences, des verreries, des métaux ouvragés et des objets précieux de toute nature qui se rattachent aux collections du Musée des Thermes et de l’Hôtel de Cluny, nous trouvons partout un même accroissement de richesses et un choix de monuments du plus haut intérêt pour l’histoire de l’art ; ce sont d’abord : les grandes cheminées en pierre sculptée du xve siècle, acquises au Mans en 1854 et remontées à l’Hôtel de Cluny, auprès de celles de Châlons-sur-Marne, dues au ciseau de Hugues Lallement, sculpteur champenois en 1562 ; les monuments funéraires de Simon de Gillans, abbé de Cluny, mort en 1349 et de maître Jehan de Sarthenay, conseiller du roi en 1360, provenant tous deux de l’ancienne collégiale de Cluny, puis toute une suite de stèles funéraires à figures, de pierres tumulaires d’origine historique, de fragments d’architecture et de sculpture appartenant aux mêmes époques, sans parler des magnifiques estampages des mausolées de Charles le Téméraire et de Marie de Bourgogne, qui nous ont été envoyés par le Gouvernement belge et des tombes de Bruges exécutées en fac-similé par l’habile architecte Hugelin.

Une statue de l’empereur Julien, proclamé en l’an 362 au Palais des Thermes, avait été découverte à Paris, il y a quelques années et acquise par M. le comte de la Riboisière. Il y avait un véritable intérêt à placer cette œuvre d’art exécutée en marbre grec, dans la grande salle du palais romain, et peu de temps avant sa mort, M. le comte de la Riboisière voulut bien consentir à la céder au Musée pour lui voir prendre au Palais des Thermes la place qui lui revenait de droit.

Il faudrait pouvoir citer quelques-unes de ces belles statues du moyen âge et de la renaissance, de ces figurines, de ces bas-reliefs en pierre, en albâtre, en bois, en ivoire, en terre cuite et en bronze, tels que le grand Christ du xiie siècle, la Notre-Dame des Ardents de Poissy, le rétable de Plailly, la figure équestre de Jeanne d’Arc retrouvée à Montargis, etc., etc., qui ont été acquis depuis l’année 1852 et ajoutés aux