Page:Dumas - Le Comte de Monte-Cristo (1889) Tome 4.djvu/274

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père a fait signe qu’il pouvait m’indiquer… cet homme… Aidez-moi… vous le comprenez… prêtez-moi votre concours.

Noirtier regarda le dictionnaire.

Franz le prit avec un tremblement nerveux, et prononça successivement les lettres de l’alphabet jusqu’à l’M.

À cette lettre, le vieillard fit signe que oui.

— M ? répéta Franz.

Le doigt du jeune homme glissa sur les mots ; mais, à tous les mots, Noirtier répondait par un signe négatif.

Valentine cachait sa tête entre ses mains.

Enfin Franz arriva au mot MOI.

— Oui, fit le vieillard.

— Vous ! s’écria Franz, dont les cheveux se dressèrent sur sa tête ; vous, monsieur Noirtier ! c’est vous qui avez tué mon père ?

— Oui, répondit Noirtier, en fixant sur le jeune homme un majestueux regard.

Franz tomba sans force sur un fauteuil.

Villefort ouvrit la porte et s’enfuit, car l’idée lui venait d’étouffer ce peu d’existence qui restait encore dans le cœur terrible du vieillard.




XIX


LE PROGRÈS DE CAVALCANTI FILS.


Cependant M. Cavalcanti père était parti pour aller reprendre son service, non pas dans l’armée de S. M.