Page:Dumas - Le Comte de Monte-Cristo (1889) Tome 4.djvu/87

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Et il ramena ses convives vers la table placée au milieu de la pelouse.

— En vérité, monsieur le comte, dit madame Danglars, j’ai honte d’avouer ma faiblesse, mais toutes ces affreuses histoires m’ont bouleversée ; laissez-moi m’asseoir, je vous prie.

Et elle tomba sur une chaise.

Monte-Cristo la salua et s’approcha de madame de Villefort.

— Je crois que madame Danglars a encore besoin de votre flacon, dit-il.

Mais avant que madame de Villefort se fût approchée de son amie, le procureur du roi avait déjà dit à l’oreille de madame Danglars :

— Il faut que je vous parle.

— Quand cela ?

— Demain.

— Où ?

— À mon bureau… au parquet si vous voulez, c’est encore là l’endroit le plus sûr.

— J’irai.

En ce moment madame de Villefort s’approcha.

— Merci, chère amie, dit madame Danglars en essayant de sourire, ce n’est plus rien, et je me sens tout à fait mieux.




VII


LE MENDIANT.


La soirée s’avançait ; madame de Villefort avait manifesté le désir de regagner Paris, ce que n’avait point osé