Page:Dumas - Le Comte de Monte-Cristo (1889) Tome 6.djvu/153

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— Pardon, monsieur, dit-il, mais le juge d’instruction attend le prisonnier.

— C’est la clôture de mon interrogatoire, dit Andréa au digne intendant… Au diable l’importun !

— Je reviendrai demain, dit Bertuccio.

— Bon ! fit Andréa. Messieurs les gendarmes, je suis tout à vous… Ah ! cher monsieur, laissez donc une dizaine d’écus au greffe pour qu’on me donne ici ce dont j’ai besoin.

— Ce sera fait, répliqua Bertuccio.

Andréa lui tendit la main, Bertuccio garda la sienne dans sa poche, et y fit seulement sonner quelques pièces d’argent.

— C’est ce que je voulais dire, fit Andréa grimaçant un sourire, mais tout à fait subjugué par l’étrange tranquillité de Bertuccio.

— Me serais-je trompé ? se dit-il en montant dans la voiture oblongue et grillée qu’on appelle le panier à salade. Nous verrons ! ainsi, à demain ! ajouta-t-il en se tournant vers Bertuccio.

— À demain ! répondit l’intendant.




XI


LE JUGE.


On se rappelle que l’abbé Busoni était resté seul avec Noirtier dans la chambre mortuaire, et que c’était le vieillard et le prêtre qui s’étaient constitués les gardiens du corps de la jeune fille.