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vi
PRÉFACE.

toute différente de celle de la fable de La Fontaine, mais tout aussi ingénieuse et peut-être même sortant plus directement du sujet. Le compagnon, se relevant après le départ de l’Ourse, répond à son ami qui lui demande ce qu’elle lui a dit : Celle-ci

…… m’a bien admonesté
Que je ne voise jamais prés ou loin
Avecques ceux qui laissent au besoin
Leurs compagnons. Ceux qui font tels défauts,
On les peut bien appeller faux,
Qui sont amis seulement de la bouche.

En voilà, ce nous semble, assez pour expliquer les différents genres d’intérêt littéraire et bibliographique qui justifient cette réimpression. Il ! nous reste à expliquer maintenant ce qui peut paraître étrange à première vue aux lecteurs de ce petit livret : la devise qui se trouve en tête de chaque fable, ainsi que les quatre vers, souvent bien médiocres, qui l’accompagnent et qui précèdent la fable même.

Cette disposition, qui ne se comprend pas bien dans notre édition dépourvue des illustrations des trois éditions de Corrozet, s’explique tout naturellement lorsque l’on a devant les yeux les deux éditions de 1542 et de 1544.

Chaque fable est imprimée sur deux pages. Sur la page de gauche se trouve un très élégant encadrement gravé sur bois et variant de fable à fable. Au milieu de cet encadrement se trouve une petite gravure