Page:Feydeau - La Puce à l’oreille, 1910.djvu/82

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reçois pas si souvent ! je veux au moins que si un jour mes petits-enfants — en admettant que j’en aie ! — trouvent celle-ci dans mes papiers, ils puissent se dire : « Fallait-il que grand-père fût beau pour exciter des passions pareilles ! » Je serai au moins beau dans la postérité !… Allez, Finache ! venez m’ausculter.


TOURNEL, emboîtant le pas derrière lui.

Eh ! bien, et les signatures ?

Il est remonté au-dessus de la table et brandit son dossier.

CHANDEBISE.

Deux minutes et je suis à toi ! Tenez. Finache ! passons par là, nous ne serons point dérangés.


FINACHE.

À vos ordres !

Ils sortent de droite, premier plan.



Scène X

TOURNEL, puis RAYMONDE, puis CAMILLE.



TOURNEL, son dossier à la main, ronchonnant.

Deux minutes ! Deux minutes ! Après ça, ce sera autre chose. (Après un temps, souriant complaisamment.) Hôtel du Minet Galant !… Quelle peut être encore cette femme qui s’est éprise de moi ?


RAYMONDE, son chapeau sur la tête.

M. Chandebise n’est pas là ?