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· DE GUSTAVE FLAUBERT. 1 1 1 ` t 6 5. À SA scmun. , , Paris, 26 juillet 184.2. _ Ta lettre de ce matin, mon hon Carolo, m'a fait · beaucoup plus de plaisir encore que les autres, parce que M. T***, que j’ai vu hier, m’avait appris que tu avais été fatiguée d’une course un peu trop · longue. Dieu merci, cette fatigue n'a ete que pas- sagère. Ménage-toi bien, ma chère enfant, pense toujours a ceux qui t'aiment et a toute la peine ` que nous cause la plus petite douleur pour toi. - .l’ai dîne hier chez M. T*** avec M. et M‘“° D**°°. Je me suis très bien conduit pendant tout le dîner (toujours distingué, dans ma tenue et dans mes - manières, comme Murat). Mais le soir, voilà qu’on savise de parler de Louis-Philippe, et ue je de- blatere contre lui a propos du musee dell/ersailles. Figure-toi en eH`et que ce porc-la, trouvant qu’un ta- bleau de Gros n'etait pas assez grand Cpour remplir un panneau de muraille, aimaginé ’arracher un côté du cadre et de faire ajouter deux ou trois pieds de toile, peinte par un artiste quelconque. Je voudrais voir la mine de cet artiste-là. Donc M. et Nîm D°°°°l°, qui sont philippistes enrages, qui vont a la cour et qui conséquemment, comme Mm de Sevi né apres avoir dansé avec Louis XIXC ` disent : quehgrand roi, ont été très choqués de la manière dont je traitais cel.ui-ci.- Mais tu sais que plus j'indigne les bourgeois, plus je suis content. Ainsi j’ai ete tres satisfait de ma soiree. lls m'auront ‘ sans doute pris pour un legitimiste, parce que je me suis également «gaudy» sur le compte des hommes de l'opposition.