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DE GUSTAVE FLAUBERT. _ 131 _ Voila le beau temps maintenant; il doit faire bon se promener en barque aux Andelys, sur la Seine. On emporterait avec soi de quoi boire et fumer, on se coucherait le dos au fond du canot et on regarderait le ciel... · k A Va-t’en voir Jean k S'ils y viennent (bis} , _ Avant un mois, il va falloir songer a un autre examen. Cest comme des coups sur une enclume; quand un cesse, l’autre reprend. Cest moi qui f`ais l'enclume. Depuis le mois de janvier je vis assez tranquille, ayant l’air de faire du grec, tirant çà et la quelques lignes de latin pour ne pas lirede français , isant que je vais à l’Ecole de Droit et niy foutant pas les pieds, fumant beaucoup, dormant tres bien, dfnant volontiers en ville, surtout chez les gens qui me reçoivent bien, faisant de la litté- rature et de l’art ai toute beure du jour et de la nuit, bâillant, doutant, niaisant et fantastiquant. l..'etê que je vais passer dans le Code et dans la procé ure m’épouvante déja. J’aimerais autant le J passer en Espagne ou en ltalie, ou même à Rouen, ma stupide patrie. ·J’aurais'au moins Fessart, qui est un des meilleurs nageurs du monde, et qui sait absorber le rhum et l’anisette autant qu’bomme de France. Je trouve que tout s’est arrangé. pour le mieux afin que j’enrage : ai l’époque ou il fait i beau, ou il fait bon fumer sa petite pipe à1’0mm, sous les noyers ou sous les saules, ou le soir il est A · doux de rester jusqu’a minuit a sa fenêtre a regar- I der les étoiles et le bleu du ciel,je me livrerai aux limpiditês du contrat de mariage, aux douceurs ` de Vbypotbèque, aux clartês de la vente l,l\/lerde! J ' ` .9-