Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 1.djvu/449

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` DE GUSTAVE FLAUBERT. ` 401 J e vis et fai tou`ours vécu dans une gêne aH`reuse V qui me rend sombre, irritable et humilié intérieu- rement. Les haillons ` dont cl’autres rou issent, moi je les -porte sous la dpeau. .l’ai des besoins désordonnes qui me ren ent A pauvre avec plus d’argent `qu’il n’en Faut pour vivre, et je prévois une vieillesse qui finira a l’hôpital, ou d'une ma- niere plus tragique. Ty serai sans doute iiorcé un beau jour; car alliant le désir de l’0r avec le mépris du gain, c’est une impasse où le petit bonhomme _ étoude comme dans un étau. Enfin, n’im orte. Personne ne me comprend la-dessus; inutile des lors d’en ouvrir la bouche. Ah! mon orgueil qui te paraît si (grand, si tu savais combien de renfoncementset e raplatisse— ments il é rouve a toute minute, tu le plaindrais . au lieu de le haïr. Mais je ne veux pas te parler de tout cela, ni de mille autres choses pires qui me 'tiennent une compagnie iournaliere. Meute crottée, qui bâille et s’étale au foyer, et prend la place du maitre. I C 169. À LA MÉME. , Entièrement inédite. A I I 4 Mardi soir IO heures [17 novembre 184.6.] Ne m’adresse plus tes lettres a Croisset, cher ” ange, mais à Rouen, rue de Crosne-Hors-ville,z5 , au coin de la rue de Ballon. Nous allons _v cou- cher jeudi prochain, jour ou enfin fespère que _ cette éternelle commission se sera décidée. ll faut dra pourtant qu’elle en finisse! Samedi ils se son- ' 26 '

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