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DE GUSTAVE FLAUBERT. 431 comme celui des autres hommes, par malheur , pour lui et pour les autres. Pourquoi ne m’écri— vez-vous pas plutôt spirituellement? j’entends, pour me dire ce que vous devenez. Je suis un vieil ` empirique qui, s’il applique le feu,'a aussi dans · son sac des cataplasmes et des onguents. Je vous ai paru sublime naguère; maintenant je vous parais pitoyable. Je ne suis ni l’un ni l'au— tre, allez, et au f`ond je ne suis pas plus greclin , que le premier venu. Ainsi, vous me reprochez mon amour pour les « premieres venues » ; c’est une erreur historique. ça m’ennuie tout comme autre chose; ça m’as— somme meme. La prostituée est un mythe perdu. J'ai cesse de la fréquenter, par désespoir de la trouver. _ Ma moquerie, dites-vous, a tue votre amour. » Mais je ne me suis jamais moqué de vous! Quand ~ on est dispose a voir le grotesque partout, on ne le voit nulle part. Rien n’est triste comme la figure des gargouilles des cathédrales. Elles rient tou- ` jours, pourtant. ll y a des gens dont l’âme est de même. Une idée boufionne a plissé leur granit, et pourtant les fleurs y poussent tout de même. Mais personne n’en sent le parfum, et ces bêtes là né servent qu’à cracher la pluie sur les passants. Si vous ne m’aimez plus comme autrefois, que je sois votre ami du moins! Et cette vie, que je n’ai V pu éclairer avec le soleil, ue j’y jette au moins une lueur douce de clair de lune! Quand vous ` vous ennuierez trop, quand vous aurez besoin d'expansion, écrivez-moi, racontez—moi votre vie. Dites-moi tout ce que vous voudrez; quand je ne vous serais bon qu ai passer du temps!