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DE GUSTAVE FLAUBERT. '41 _ ' jetée devant l’homme, est un gouffre ouvert ` devant lui et qui s'avance toujours à mesure qu’il marche. Outre l’avenir métaphysique (dont je . me fous arce que je ne puis croire que notre corps dc lboue [ ..... dont les instincts sont plus bas que ceux du pourceau renferme quelque chose de pur et d’immatériel quand tout ce qui l'entoure est si impur et si ignoble), outre cet avenir-la, il y a l’avenir de la vie. Ne crois pas cependant qpe je sois irrésolu sur le choix d`un t état. J e suis ien décidé à n'en faire aucun, car je méprise trop les hommes pour leur faire du bien » ou dumal. En/tout cas je ferai mon droit, je me ferai recevoir avocat, même docteur, pour fainéan- tiser un an de plus. II est fort probable que je ne plaiderai jamais, à moins qu'il ne s'agisse de défendre uelque criminel fameux, à moins que . ce ne soit (dans une cause horrible. Quant ai écrire? I je parierais bien que (-je ne me ferai jamais impri- mer ni représenter. e 11'est point la crainte d’une chute, mais les tracasseries du libraire et du théâtre ui me dégoûteraient; ce endant, si jamais je prends une part active au monde ce sera comme penseur et comme démoralisateur. Je ne ferai que dire la vérité, mais elle sera horrible, cruelle et nue. Mais qu’en sais-je, mon Dieu! car je suis de ceux qui sont toujours dégoûtés le jour du lende- main, auquel l'avenir se présente sans cesse, de ceux qui rêvent ou plutôt révassent, hargneux et · pestiférés, sans savoir ce qu’ils veulent, ennuyés d’eux-mêmes et ennuyants [ ..... Magnier me ronge, l'histoire me tanne; le ta ac? j'en ai la gorge brûlée [ ..... J Autrefois je pensais, je médi- tais, j’écrivais, je jetais tant bien que mal sur le