Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/20

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I4 CORRESPONDANCE · I ·Quand nous verrons-nous? Je n’en sais rien. _ ll vaut mieux pour toi que tu ne me voies pas. Est-ce que tu n’es pas ennuyée de vivre et de Sentir? . Adieu, je t'emlJrasse. too. À LA Entièrement inédit:. V _ Mardi soir [Rouen, I3 avril], ii heures. Tu m’as dit que, tel que je suis, faurais dû me ‘ défendre des le commencement de tout mouve- ment_ d’amour, et, par devoir, réfréner le désir . que favais, pour n’en pas faire ensuite soullrir personne. C'est vrai, c’est vrai; j’aurais_ dû ne pas me faire aimer; je n’en suis pas digne, et mieux que cela, je n'y suis gas propre. Ce n’est pas de mon monde ai moi. ois tranquille, va, tu es la derniere. J’ai admiré dans un temps l’héroïsme d’Origenem, qui me paraît un des grands actes de bon sens dont un homme puisse s’aviser. Que · n’en peut-on faire de même pour le cœurl Mais ou est le Fer pour couper cet organe-la?... S'il n’y avait que celui qui le porte qui en soullrît, le mal ne serait (pas grand. Mais si on fait souffrir un autre?... rois-tu que moi, oui moi que tu accuses - d’une personnalité si féroce, je n’éprouve pas, i _ quand je pense a toi, une angoisse indéfinissable W Philosophe grec. Théologien de mœurs sévères, il se mutila , pour se soustraire aux tentations.

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