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~ 3 3 6 CORRESPONDANCE Je suis un rustre de me. plaindre devant vous. Mais est-ce que je me plains? Enfin, c'est. fini, n, i, ni; n'en parlons plus. Vous avez dû recevoir une etitelampe hier au _ soir. Je viendrai demain soit dans la journée ou le I soir, mais plus probablement le soir, avec un , . visage gai, un· esprit gai, un costume gai, tout ai neuf, comme il convient pour la solennité du our. , I A vous qui m’aimez comme un arbre aime le vent; à vous pour qui fai dans le cœur quelque chose de long et de doux, quelque chose d°ému_ · et de reconnaissant qui ne périra pas; a toi, pauvre ‘ femme que je fais tant pleurer et que je voudrais, tant faire sourire, bonne âme qui ansez le lé- _ preux, quoique la lepre n'ait pasbesoin-d’être pansée et que le lépreux s'en fâche parfois, je te souhaite tout ce que je n'ai pas, la sérénité d’es- prit, la foi en soi et tout ce qui fait qu'on est con- tent de vivre. Je te souhaite Fébranchage de toutes les épines de la vie et des allées sablées à mar- · cher, bordées de fleurs, avec des bruits de ruis- seau, des roucoulements de colombes dans les branches et de grands vols d’aigles dans les nua es. _ · lêne faut désespérer de rien. ll _y a trois ans, l’an 184.9, ai minuit, je pensais à la Chine et l’an A 1850, ai minuit, j’étais sur le Nil. Cétait sur la route. Cétait un à peu près, c’était autre chose. Enfin, qui sait? N’espérons pas, mais attendons. Adieu, à demain. · —