Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/379

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 373 dans des cages, et que fallais voir quelquefois seu- lement pour me distraire. Oh! si ie fais famais une bonne œuvre, IC l’aurai bien gagné. P ût ai Dieu que le motm impie de Button fût vrai! Je serais gûrîffêtre un delshpreëniers. ` h V ’ y a au]our ui iours a cette eure, IC m en allais de chez toi, . Comme le temps passe! Oui, nous avons été heureux, pauvre chere Femme, et ie t’aime de toutes sortes de façons. , Tu as lait vis-a—vis de Bouilhet quelque chose qui m a ete au cœur. C etait bien bon (et bien ha- b1le!).ç’aura été son premier succes, a ce pauvre Bouilhet. II se rappellera cette petite soiréem toute sa vie. Ma muse intérieure t’en bénit et envoie à ton âme son plus tendre baiser.` Non, je ne t’ou- blierai pas, quoi qu’il advienne, et je reviendrai a ton affection ai travers toutes les autres. Tu seras un carref`our, un point d’intersection de plusieurs en- tre—cro1sements (je tombe dans le Sainte-Beuve; sautons). Et cl’a1lleurs, est-ce qu'on oublie quelque chose, est-ce que rien se passe, est-ce qu'on peut se détacher cle quoi que ce soit? Les natures les ` plus légères elles—mémes, si elles pouvaient réllé- « chir un moment, seraient étonnées de tout ce qu`elles ont conservé de leur passé. Il y ailes. constructions souterraines tout. Ce n’est qu’une . question de surface et cle profondeur. Sonclez et vous trouverez. Pourquoi a—t—0n cette manie de . · nier, de conspuer son passé, de rougir d’l1ier et cle vouloir toujours que la religion nouvelle efface ` les anciennes'? Quant à moi, je jure, devant toi (1) «Le génie est une longue patiencenw - · (È) Soiree donnée chez Louise Colet en l’honneur de Bouilhet' ‘ Un chant de Mclacnis y lut lu par M"^° Roger des Genettes.

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