Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 3.djvu/109

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‘ DE GUSTAVE FLAUBERT. _ io; Cest bien, c’est bien, c’est bon. Nous ne valonsi quelque chose que parce que Dieu souffle en · - nous. Cest là, ce qui fait méme les médiocres forts, ce qui rend les peuples si beaux aux jours de fièvre, ce qui embellit les laids, ce qui purifie les infames: la foi, l’amour. « Si vous aviez la foi vous remueriez les montagnes. » Celui qui a dit ' cela a change le monde, parce qu’il n’a pas douté. , Garde—moi toujours cette ra e-la. Tout cède et tout pète ai la fin, devant les oîstinations suivies; .l’en reviens touours a mon vieil exem le de ` Boileau : ce reclin-la vivra autant que Nliblière, autant que laëangue française, et c’était pourtant ` un des moins poètes des poètes. Qu’a-t-il fait? ll a suivi sa ligne jusqu’au bout et donné a son sen- timent si restreint du Beau toute la perfection _ plastique qu’il comportait. _ _ · Ta Paysanne a du mala paraître. Cest justice. ` Voila une preuve que c’est beau. Pour les œuvres et our les hommes médiocres, le hasard est bon enëmt. Mais ce qui a de la valeur est comme le ` porc-épic, on s’en écarte.' Une des preuves qui m auraient convaincu de la vocation de Bouilhet, V si j'en eusse douté, c’est qu’a Rouen, dans son I pays et où il est connu, pas un journaliste n’a , méme- cité son nom. On objectera qu’ils ne peuvent . le comprendre, et "accepte l'objection qui me donne raison. Ou Bien c’est qu’ils l’envient, et u’ils font bien alors! De même l’ami Gautier fait des réclames pour E. Delessert, qu’il connaît a peine, et ne souffle mot de l’ami Bouilhet. Est—ce clair? Envoie demain, a n’importe quel journal, ta Paysanne éreintée, fais—y une fin sentimentale, · une nature factice, des paysans vertueux, quel—

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