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_ DE GUSTAVE FLAUBERT. 1 g 3 mais elles sont de la connaissance de Nicul<erl<c. Dans la conversation un mot peut échapper. Ces braves gens, au contraire, ne voient personne et sont completement confinés dans leur commerce. - Autant qu’on peut être sûr d'autrui, je le suis d'eux. Quant à la transmission de volumes, ça me paraît plus difficile. Tout paquet envoyé par la · poste est décacheté a la douane. Il faut donc attendre une occasion, une personne sûre, pour le passer en fraude. L’envoyer ainsi, franche- ment, par la voie ordinaire et avec l’adrcsse dessus c'est se désigner naïvement a la surveillance de la I police. Voilà, chere sauvape, mes réflexions poli- tiques. Explique-lui bien a marche a suivre pour les lettres; il n’y a rien de plus simple. Quand ' est-ce que l’on saura la décision de l’Acr0p0le ? Tu mc parais du reste étre en bon train pour les ·' recommandations par M. Béchard, etc. le suis bien impatient du résultat. ljimpression que te font mes Notes de voyage m'a fait faire d’étrangcs réflexions, chere Muse, sur · le cœur des hommes et sur celui des femmes. Décidément ce nlest pas le méme, on a_ beau dire. De notre côté est la franchise, sinon la délica- tesse; et nous avons tort pourtant, car cette fran- chise est une dureté. Si favais omis d’écrire mes ` impressions féminines, rien ne t’cût blessée! Les femmes gardent tout dans leur sac, elles. On n’en " tire jamais une confidence entière. Le plus qu’elles _ font, c’est de laisser deviner et, quan elles vous ‘ racontent lesichoses, c’cst avec une telle sauce ` que la viande en dis araît. Mais nous, pour deux ou trois méchants etoù le cœur même n’était pas, voila le leur qui gémit! Etrange!