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‘ DE GUSTAVE FLAUBERT. `1 1 Llhumanite, vieillard perpétuel, prend a ses ago- . nies périodiques des inlusions de sang. Comme nous sommes bas! et quelle décrépi- tude universelle! ` · · Les trois XXX dans ta lettre, au bout du nom de David, me donnent a penser. Est-ce qu’il ressemblerait au roi musicien de la Bible que j°ai ` toujours suspecté d’avoir pour Jonathan un amour illicite? Est-ce cela que tu as voulu dire? Un I V homme aussiserieux, du reste, doit être calomnié. S’il est chaste, on le répute pedéraste; c'est la ` _ regle. .l’ai également eu dans un temps cette répu- tation. .l’ai eu aussi celle d’impuissant. Et Dieu sait ` que ie n'étais ni l'un ni l'autre. Quelle est cette cantatrice admiratrice de mon frere? Comme je m'amuse ai causer avec toi! .le laisse aller ma plume sans songer qu’il est tard. i Cela me délasse de t’envo er, au hasard, toutes mes pensées, ai toi, 1na meilleure pensée du cœur. .l'ai ete bien triste les premiers jours de mon retour. Je suis en train maintenant; je ne Fais que commencer, mais enlin la roue tourne. ` Tu parles des misères de la femme; je suisjdans ce milieu. Tu verras qu,-il m’aura fallu descendre bas, dans le puits sentimental. Si mon livre est _ bon, il chatouillera doucement mainte plaie fémi- nine; plus d’une sourira en s’y reconnaissant. .l’aurai connu VOS douleurs, pauvres âmes obs- cures, humides de mélancolie renlermée, comme vos arrière-cours de province, dont les murs ont de la mousse. _ . ' Mais c’est long... c’est long! mes bras fatigués V retombent quelquefois. Quand; me reposerai-je " quelques _mois seulement? Quand nous goûte-