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I 2 CORRESPONDANCE _ I rons-nous tous deux, à loisir et en liberté? Voila encore une longue année devant nous et l’l1iver, toi avec les omnibus dans les rues boueuses, les nez rouges, les paletots et le vent sous les portes; moi avec les arbres dépouillés, la Seine blanche et, six fois par jour, le bateau avapeur qui passe. Patience , travaillons. L'été se passera. Après l'été ` je serai presque a la fin, et ensuite ïirai piquer ma tente pres de toi, dans un antre désert, mais ou tu seras. _ Tu m’as mis a lafin de tes Fantômes. len ai I aussi, moi, en deça de toi, et de plus nombreux! Fantômes possédés, fantômes désirés surtout, ombres égales maintenant. lai eu des amours à ` tous crins, qui reniflaient dans mon cœur, comme des cavales dans les prés. len ai eu cl'enroulés sur eux-mêmes, de glacés et de longs comme des serpents_ qui digèrent. .l'ai eu plus de concupis- cences que ie n’ai de cbeveux perdus. Eh bien, nous devenons vieux, ma belle; soyons-nous notre dernier fantôme, notre dernier mensonge; qu’il soit béni, puisqu’il est doux! qu'il dure longtemps, puisqu'il est fort. Adieu, je (embrasse toute entiere.
- 4x. À LA MÉME. ' .
En partial inédite. [Cmisset] Samedi, 5 lieures [4. septembre 1852 Nous ne sommes pas, a ce qu’il paraît, dans une bonne passe matérielle. Il y a sympathie (sym- pathie veut dire qui souffre ensemble); sans vou-