Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 3.djvu/19

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DE GUSTÀVE FLAUBERT. 13 loir comparer mes tracas aux tiens, feu ai ma petite dose. Ãle suis si embête de mon entourage que je n’en ai pas travaillé cet après-midi. Cest . ma mere quipleure, qui s'aigrit de tout, etc.! _ (quelle bel e invention que la amillel) Elle vient dans mon cabinet m’entretenir·de ses chagrins domestiques. Je ne peux la mettre ai la porte, mais ien ai fort envie. Je me suis réservé dans la · vie un tres etit cercle, mais une fois qu’on entre dedans je dîviens furieux, rouge. l lavais ainsi tout supportede du Camp. Quand il a voulu l’enval1ir, fai allongé la grille. Aujour- d’hui elle prétend que ses domestiques l’insultent (ce qui n'est pas}. ll faut que je raccommode tout, . que je les engage a aller faire des excuses quand i s n’on,t pas tort. .l’en`ai plein mon sac, par mo- » ments, de tout cela. le vais etre, en outre, dérangé (mais je m’arrangerai, pour qu’on ne me derange pas) par une cousine qui vient ici passer deux mois. Que ne peut-on vivre dans une tour d’ivoirel Et dire que le fond de tout cela, c’est ce malheu- reux argent, ce bienheureux metal argent, maître- · du monde! Si j'en avais un peu plus, je m’allege- . rais de bien des choses. Mais, d’année en année, 1non boursicot diminue et l’avenir, sous ce rap- _ port, n'est pas gai. .l’aurai toujours de quoi vivre, mais pas comme je l"entends. Si mon brave homme de pere avait placé autrement sa Fortune, je pour- t rais être sinon riche, du moins dans l'aisance;· et quant à en chan er la nature, ce serait peut-être — une ruine nette. Quoi qu’il en soit, ie n’avais aucun , _ besoin des 2oo francs que tu m’as envoyés. Les reveux—tu '?· Ma premiere idée, ce matin, a été de te les renvoyer aussitôt;·mais avec toi, il fau: mettre

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