Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 3.djvu/209

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher

DE GUSTAVE FLAUBERT. zo; sions longues et qui traversent patiemment et en droite ligne tous les courants de la vie, comme de . "bons nageurs, sans dévier. Il n’y a pas de meilleur père de famille, puisqu’il écrit à la maîtresse de I son fils de venir habiter avec eux! Cest bien ` humain cela! et peu posé. (.l’aurais eu un fils, que j’aurais pris grand plaisir à lui procurer des femmes et celles qu’il eût aimées surtout.) Pour- quoi a-t-il aflichéparfois une morale si bête et qui l’a tant rétréci? Pourquoi la politique? Pourquoi l’Académie? Les idées reçues! Limitation! j ` Les réflexions que tu m’envoies sur tout cela " sont justes et j’en tire la conclusionque ce grand homme doit être très seul dans sa famille. Tout se L groupe toujours autour de Fofficiel; les faibles vont au convenable, ils se sentent appuyés vague- _ ment Cpar une majorité innombrable. Il doit avoir e bonnes tristesses la-bas, avec sa femme A qui l’embéte, Vacquerie qui l'admire Scomme M. Wagner de Faust) et ses fils, petits ionçon— i neaux qui regrettent le boulevard. Ah! pourquoi se marier? pourquoi accepter la vie quand on est créé par Dieu pour la juger, c'est—a—dire pour la · peindre? " Oui , c'est bien étrange, ces deux coïncidences , notre double lecture de Lamartine, et moi lisant la Courtisane amoureuse tandis ue Mm Biard te contait les baisements de pieds (ile Juliette. A i Tu_me dis des choses bien tendres, chère Muse. Eh bien, reçois en échange toutes celles, plus tendres encore, que tu pourras imaginer. · Ton amour, a la fin, me pénètre comme une pluie tiède, et je m’en sens imbibé jusqu’au fond de rtout mon cœur. N’as-tu pas tout ce qulil faut

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils