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DE GUSTAVE FLAUBERT· 22 3 A toi; opère par les mêmes procédés, et tu produis , des navets et des oranges avec la même naïveté. Quand tu voudras, lorsque nous nous rever- rons, nous examinerons cette pièce, qui est d'un · sentiment larfge et qu’on peut rendre belle. , Pour ton orçat, puisque tu n’y peux rien, il n’y a rien a répondre. Quant au sieur Pascal Augé, auteur du type du jour, il m’a l'—air bon. Je peux, ces vacances, si je vais aTrouville, prendre des informations sur lui, ` si ça t'amuse et si ïy pense. La semaine a été mauvaise; je suis d'un sombre funèbre, harassé, ennu é. Ces corrections, que fai enfin Faites, mais maly faites, m’embétent. II n’y a rien de pis pour moi que de corrigier. J’écris si lentement que tout se tient et, quan je dérange un mot,·il faut quelquefois détraquer plusieurs pages. Les répétitions sont un cauchemar et puis tout_ ce qui me reste encore a faire m’épouvante, quand je songe que ien ai encore pour des mois! Comme c’est ong, c’est long! · Pour en étre arrivé au point où je croyais étre lors de notre dernière entrevue, il me Faut encore un bon mois. Juge du reste! Bouilhet va bien, lui. ses Fossilesm seront une grande chose. II est en progrès évident. Jamais il n a ete si crâne de forme, ni si élevé d’1dées. Mais moi je ne suis pas brillant. Ce suiet bourgeois ` , m’abrutit. Je me sens de mon Homais. Ce sera un joli tour de force, je le sais, mais fai peur quel- quefois de m'y casser les reins, ou, du moins, il _ me semble qu'ils Faiblissent. _ (1) Poème de Louis Bouilliet, dans Festons et Astmgalcs.