Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 3.djvu/239

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 2 gg · - Mais, physiquement parlant, pour ma santé , i'avais besoin de me retremper dans de bonnes phrases _ poétiques. lfenvie d’une forte nourriture se faisait sentir, apres toutes ces finasseries de dialogues, style hache, etc., et autres malices Françoises dont ie ne Fais pas, qlqant a moi,_un très grand cas, qui me sont Fort di ciles à ecrire, et qui tiennent une grande place dans ce livre. Ma comparaison, du reste, est une ficelle, elle me sert de transition et par là rentre donc dans le plan. .l’ai reçu hier une lettre de Paris. Elle m'est' * adressée par un medecin Françaism qui ml a reçu dans la haute Egypte, à Siout. ll vient ai Paris pas- ser sa thèse et me demande d'un ton très cérémo- nieux ma protection, c’est-à-dire des recomman- dations. J e crois que ce brave homme, qui nous a ' traites Ia-bas cordialement, a eu le nez casse chez Maxime. ll se plaint à moi de n’avoir pas trouve son adresse et m’écrit la bonne adresse. Voila bien ^ la le gentleman! Force protestations, et a l'heure du service, serviteur. Je me rappellerai toujours qu’il avait promisde but en blanc a Joseph de lui acheter un Fonds de gargote en ToscaneQ Ces deux articles que tu m’envoies sont le commencement. Fais ton drame, n'aie pas peur, i courage, tu verras. _ Quant ai moi il n'y a qu'une seule chose qui m’eH'raye, c’est ma lenteur. .l e creverai que je n’au- rai as balbutie la moitié de ma pensee. · ` Xdieu, je t'embrasse , écris—moi donc, tout à toi, encore mille tendresses. · ` (ll Docteur Cuny. Voir `Correspondance, ill, p. 215.

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