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DE GUSTAVE FLAUBERT. 37; vaise, si le soleil est pâle, est-ce que l’idéal n’est pas bon et l’Art resplendissant? Cest la, c’est la . qu’il Faut aller, comme dit la Mignon de Gœthe. Mille baisers; tout a toi. ' Ton G. q ' 4;;. À LA MÈME. [Croisset] Mardi soir, minuit [25 octobre 1853]. Bouilhet ne m’a parlé que de toi toute la jour- née de dimanche, ou du moins presque toute la journée. ll n’était pas gai, ce pauvre garçon! Eh bien, il oubliait ses chagrins pour ne penser qu’aux tiens. Dans quel diable d’état vous êtes-vous donc · mis? Voilà de jolies dispositions a vous voir sou- vent! Ah! aime-le ce pauvre Bouilhet, car il t'aime d’une Façon touchante et qui m'a touché, navré; ou plutôt c’est ce qu’il m’a dit de toi qui m’a navré. .l’ai passé un dimanche rude, et hier aussi. Il faut méme que je sois bien attaché à ce gredin- la, pour ne pas, lui garder rancune (au Fond du _ cœur) de tout ce qu'il m’a préché. Cela m’a au contraire émerveillé. II m’a ouvert en lui des hori- zons de sentiment qu’a coup sûr je ne lui connais- _ sais pas et qu’il n’avait pas il y a un an. Est-ce lui qui change,. ou moi? Je crois que c’est lui. Son concubinage avec Léonie l’a attendrifié. Moi, je me suis recuit dans ma solitude. Ma mère prétend que je deviens sec, hargneux et malveillant. ça se peut! ll me semble pourtant que j’ai encore du . ius au cœur. lfanalyse que je Fais continuellement , sur moi me rend peut-être injuste amon égard.