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6 CORRESPONDAXCE tant ta réponse avec anxiété. Voici pourquoi : c’est que, quoiqlue alvant bien réfléchi avant de t’écrire une aussi ure ettre, j'ai encore réfléchi après, et j’ai presque balancé à te l’envoyer. Je me deman- dais : « Me suis-je trompé? Cela se peut!» Non, , non, pourtant. le crois que mes notes et ma lettre ont été dictées par le bon sens le plus grossier qui I ait jamais arrangé des mots et, au risque de te blesser (il y avait de quoi), fai crufàirc mon devoir · de toutes façons, en te déclarant ces choses. Si ton avis est autre que le mien, nous nlavons pas besoin d’_y revenir, nous ne nous convaincrons pas. Dans le cas contraire, je ne pourrai que t'ad- mirer du sacrifice. Mais je voudrais que tu com- prisscs bien mes raisons. Elles sont bonnes, je crois. En tout cas, s’il te reste quelque doute, · d’une maniere ou d'une autre, ne t'en ra porte ni atoi, nia moi, ni a Bouilhet. Consulte Ilbeconte, Babinet, Antony Deschamps, etc. , et expose-leur · mes motifs. · Tu me pries, dans le billet de ce matin, de , répondre a ta lettre —de vendredi dernier. Je viens ` de la relire; elle est la, tout ouverte, sur ma table. . Comment veux-tu que j’_y réponde? Tu dois me _ connaître aussi bien que moi-même, et tu me parles de choses que nous avons traitées cent Fois, et qui n’en sont pas plus avancées pour cela. Tu me re- proches, comme bizarres, jusqu'aux mots de ten- · dresse que je t'envoie dans mes lettres (il me ` semble pourtant que je ne Fais pas grand abus de sentimentalités), J e m’en priverai donc encore davantage, puisque « cela te serre la gorge». — Revenons, recommençons. Je vais être catégo- rique, explicite... 1° De ma mere!