Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 4.djvu/179

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 17; les nuages qui sont en vous se dissoudre. Vous vous aimerez davantage, parce que vous contien- drez en votre esprit plus echoses. _ Votre medecin a raison, il Faut vo ager, voir I beaucoup de ciel et beaucoup de mer. ga musique estune excellente chose, elle vous apaisera. Quant V ' _ à Paris, vous pouvez en Faire l’essai. Mais je doute ‘ que vous y trouviez la paix. Cest le pays le_plus irritant du monde pour les honnêtes natures, et il - faut avoir une Here constitution et bien robuste pour _y vivre sans y devenir un crétin ou un filou. le vous remercie mille lois de votre aimable invitation; mais d'ici à longtemps, ie ne puis bou- er. J e ne pourrai même cet été faire un t0ur sur É, côte·d’Al`rique (alunis), que j'aurais `besoin de visiter pour le travail dont ie m'occupe. .le veux me débarrasser au plus vite de plusieurs vieilles idées et je n'ai pas une minute à moi. · Ajoutez a cela le sot tourbillon de la vie ordinaire. Vous recevrez mon volumedans la semaine de Pâques (je suis maintenant au milieu de mes · épreuves et je n'ai pas eu le temps de lire vos livres). Vers la fin du mois prochain, je m’en re- tourne à la campagne avec v0tre portrait. .le ne · ~ uis malheureusement Vous faire connaître ma hgure par les mêmes moyens, car jamais on ne m’a peint ni dessine. Mais acceptez, ce qui vaut mieux, Yhommage bien cordial de toute ma sympathie. , A vous. ` ` Je viens de relire votre lettre que je sais main- tenant. par cœur. Est-il besoin de vous dire que je suis- Hatte iusqu’au plus profond de l’âme d’être

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