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1 6 · CORRESPONDANCE est impossible a savoir. J’avais a faire un passage psychologico-nerveux des plus déliés, et je mc perdais continuellement dans les métaphores, au lieu de préciser les Faits. Ce livre, qui n'est qu'en . st le, a pour danger continuel le style méme. La ` plirase me grise et je perds de vue l’idée. L’uni- vers entier me silllerait aux oreilles, que je ne serais pas plus abîmé de honte que je ne le suis quelquefois. Qui n’a senti de ces impu1ssances,' ou il semble que votre cervelle se dissout comme ` un paquet de linge pourri? Et puis le vent re- soulile, la voile s’enfle. Ce soir, en une heure, fai écrit toute une demi-page. Je l'aurais peut-être achevée, si je n’cusse entendu sonner l’heure ct pensé à toi. ` Quant a t`on journal, je niai nullement détendu a Bouilhet d’y collaborer. Mais ie crois seulement que lui, inconnu, débutant, ayant sa réputation à ménager, son nom à faire valoir et mousser, il aurait tort de donner maintenant des vers a un petit journal. Cola ne lui rapporterait ni honneur ni profit et je ne vois pas en quoi cela te rendrait service, puisque vous avez le droit de prendre de _ i droite et de gauche ce qui vous plaît. Pour ce ui est de moi, tu comprends que je n’écrirai pas plus dans celui-la que dans un autre. A uoi bon ? et en quoi cela m’avancerait-il? S’il Faut âquand je serai A à Paris) (expédier des articles pour (obliger, de grand cœur. Mais quant a signer, non. Voila vingt ans que je garde mon pucelage. Le public · l’aura tout entier et d’un seul coup, ou pas. D’ici . la, je le soigne. Je suis bien décidé d'ailleurs a n’écrire par la suite dans aucun journal, fût-ce même la Revue des Deux-Mondes, si on me le pro-