Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 4.djvu/246

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher

2.40 CORRESPONDANCE pyramides, avec un dessin premedite, et en ap- portant des grands blocs l’un par-dessus l'autre, at force de reins, de temps et e sueur, et ça ne sert a rienl et ça reste dans le desert! mais en le dominant rodigieusement. Les chacals pissent au ‘ bas et les bourgeois montent dessus, etc.; conti- nue la comparaison. ‘ Mille tendresses. La première chose que je ferai a Paris sera d’en- · tendre ton histoire. A peine débarque je me ruerai ^ dans ton domicile avant même de me livrer a · aucun de ces actes obscènes que l’indecence or· donne de nommer et la nature d’acc0mplir. 566. À MADEMOISELLE LEROYER DE CHANTEPIE. ` [Cmisset] Samedi, I2 décembre I857· - Je ne veux pas partir pour Paris avant de vous ecrire, chère Demoiselle. Car ne croyez pas que votre correspondance ne me soit très précieuse. J’_y tiens essentiellement et ne voudrais point qu’elle fût interrompue. J’ai été assez mal depuis ma dernière lettre. J’ai entrepris un maudit travail ou je ne vois que du Feu et qui me désespère. Je sens que je suis dans le faux, comprenez-vous? et que mes personnages n’ont pas dû parler comme cela. Ce n'est pas une petite ambition que de vouloir entrer dans le cœur des hommes, quand ces hommes vivaient il _y a · ' plus de deux mille ans et dans une civilisation qui

Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils