Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 4.djvu/25

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DE GUSTAVE PLAUBERT. ig Férentes qui hurlent a la Fois, tandis que le boufï Fon fait des plaisanteries, que la pluie tombe et le » . tonnerre brille. Un jeune seigneur, que lion a vu riche et beau au commencement, dit ceci : «Ah! j’ai connu les femmes, etc. fai été ruiné par elles. Méfiez-vous du bruit léger de leur robe et du craquement de leurs souliers de satin, etc. » Ah! Poésie françoyse, quelle eau claire tu Fais en com- paraison! Quand ie pense qu’on‘s’en tient encore aux bustes! a Racine! a Corneille! et autresgens . · dlesprit embétants a crever! Cela me fait ru ir! Je voudrais (encore une citation du Vicuxî « les broyer dans un pilon, pour peindre ensuite avec ces résidus les murailles des latrines ». Oui, cela m’a bouleversé. Je ne faisais que penser a cette scene dans la Forêt, ou l’on entend les loups hurler et ou le vieux Lear pleure sous la pluie et s’arrache la barbe dans le vent. C'est quand on contemple ces sommets-la, que l’on se sent petit ‘: « nés pour la médiocrité, nous sommes écrasés A par les esprits sublimes ». Mais —causons d’autre ( chose que de Shakespeare, parlons de ton iour· nal. Eh bien, ie crois que partout, et à propos de tout, on peut Faire de l’Art.— Qui s’est.jusqu’à présent mêlé des articles modes ? Des couturieres! ' De même,que les tapissiers n’entendent rien ai llameublement, les cuisiniers peu de chose a la cuisine et les tailleurs rien au costume, les·coutu- rieres non plus n’entendent rien a l’Art. La raison est la même qui Fait que les peintres de portraits font de mauvais portraits (les bons sont peints par des penseurs, par des créateurs, les seuls qlui ` sachent reproduire). lfétroite spécialité dans a- - quelle ils vivent, leur enlève le sens mêmeide cette

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