Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 4.djvu/299

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 293 qu’il y a de plus grave, et même la seulechose grave. Tu enléveras parla de la monotonie. Serre, serre les dialogues, on parle trop, et tes person— nages parlent un peu tous de la méme façon; leur ‘ discours manque de caractère (j’en excepte Geor- get). Ainsi Louise dit quelque part qu’elle « l’iden- tzfen (p. 182); ce n'est pas la un mot de jeune fille. ' Mais si l'observation manque un peu dans les discours, onla retrouve (et flamboyante) dans les eintures. Les dames travaillant sous la tente et lés baigneuses sont des morceaux achevés. ll y a la une certaine veine ouailleuse et contenue qu’il Faudra plus tard exploiter et qui fera ouvrir les yeux, j’en suis sûr. Quant aux choses de la na~ ture, les aspects de mer et de ciel, elles sont ren- dues aussi habilement que possible. Brel], quantau caractère et au style, à l’ensemble enfin, Daniel a selon moi une grande supériorité sur Fann . Mais liiroila le mais qui revient) la situation lan- uit à partir de la seconde partie', c’est cela qu’il êaut revoir sérieusement et serrer. ça n’avance pas , assez et je trouve, comme longueur mate'rielle, que c’est en dis roportion avec le reste. Telle digres- sion tient plus de place qu’une scène capitale. Maintenant j'arrive à deux changements, ou plutôt deux suppressions : _ i° Page 120. La tartine de Daniel a propos des pê- _ cbeuses. I Que vois-tu la de bon? c’est écrit en phrases toutes Faites d’un bout à l’autre, et commun de Fond au suprême degré. Quel est le bourgeois qui n’a pas pensé cela et dit cela? Je releve au hasard ‘

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