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DE GUSTAVE FLAUBERT. 29 l’étaler sans cesse sous les yeux. Qu’est-ce que u. ` cela veut dire, égoïsme? Je voudrais bien savoir ` si tu ne l’es pas non plus, toi (égoïste), et d'une belle maniere encore! Mais mon égoïsme a moi _ n’est même pas intelligent. De sorte que je suis non seulement un monstre, mais un imbécile! Char- · mants propos d’amour! Si depuis un an (un an, I. non! six mois) le cercle de notre affection, comme i tu _l’observes, se rétrécit, a qui la faute? Je n'ai changé envers toidni de conduite ni de langage. » Jamais re asse ans ta mémoire mes autres voyagesg ne suis plus resté chez toi qu’a ces deux derniers. Autrefois, quand fétais a Paris, fallais encore dîner chez les autres de temps en temps. Mais, au mois de novembre, et il y a quinze jours, j’ai tout refusé pour étre plus com- À pletement ensemble-et, dans toutes les courses que fa; faites, il n'y en a pas eu une seule pour mon aisir, etc. · · _ Je lérois que nous vieillissons, rancissons; nous aigrissqqs et confocpdons mutuellement nos vinai- r res oi, uan `e me sonde, voici ce ue igéprouve POJIY toi un grand’attrait physidue d’abord, puis un attachement d'esprit, une affec- tion virile et rassise, une estime émue. Je mets l'amour au—dessus de la vie possible et je n'en parle jamais a mon usage. Tu as afoué devant moi, le ` dernier soir, et bafouécomme une bourgeoise, mon pauvre rêve de quinze ans en l’accusant en- core une fois de rfëtre pas zntellzgent! Ah! fen suis sûr, va! N’as-tu donc jamais rien compris à tout ce que jîécris? N’as-tu pas vu que toute l’ironie dont fassaille lle sentiment dans mes œuvres, nîétait qu un cri de vaincu, a moins que .ce ne 'soit un