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DE GUÉTAVE FLAUBERT. 36; _
.... ;| ll est si Facile pourtant d’avoir la foi du
charbonnier, d’admirer ce qui est admirable, de , rire at ce qui est drôle, d'exécrer le laid, le faux, ‘ _ l’obscur, d'être humain en un mot, je ne dis pas _ humanitaire, de lire l’histoire et de se chauffer au · _ soleil! ll faut si peu de chose pour remplir une i ame humaine! .l’entends d’avance Yobiection; je vois arriver la série de ceux qui ont chanté l’insuf- · — ·_ fisance de la vie terrestre, le neant de la science, - la débilité naturelle des affections humaines. Mais I étes-vous bien sûre de connaître la vie? Avez-vous été jus u’au_f`ond de la science? N°êtes-vous pas trop faible pour la passion? N’accusons pas l'al- cool, mais notre estomac ou notre intempérance. Qui donc parmi nous s’eff`0rce constamment et ` sans espoir de récompense, sans interêt personnel, » sans attente de profit, de se rapprocher de Dieu? · Qui est-ce qui travaille pour être plus grand et meilleur, pour aimer plus fort, pour sentir d'une façon plus intense, pour comprendre davan- tage ?. . . · · ` 6;;. ÃLA MÉME. _ — [1859-1S6o?] [ ..... ;| Vous savez bien que je ne partage nulle-° · ment votre opinion sur la personne de M. de Vol- · taire. Cest pour moi un saint! Pourquoi s’0bstiner a voir un farceurdans un homme qui etait un fana- t tique? M. de Maistre a dit de lui dans son traité . des Sacrzfces: «ll n’y a pas de fleur dans le iar- din de l’intelligence que cette chenille n’ait souil-