Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 4.djvu/389

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~ DE GUSTAVE FLAUBERT. 58; Dans six semaines, j’irai a Parispour une quin- « · zaine de jours. Le sieur Bouilliet était ici la semaine _ derniere. Voila toutes les nouvelles. ` Ce n’est pas une petite besogne que la narration et description d’une bataille antique, car on re- tombe dans Feternelle bataille épique qu’ont faite, d’apres des traductions d’Homère, tous les écri- vains nobles. Il n’est sorte de couillonnade que je ne côtoie dans ce sacre bouquin. J’aurai un joli ` ‘ poids de moins sur la conscience quand_il sera fini. - Que ne suis-je seulement à la fin de mon dixième chapitre, qui sera celui où l'on l` a. ` Pendant que tu t'étales au soleil comme un lézard, nous continuons a jouir de ce joli été que tq coàinais. Delpuis trois jours seulement je ne Fais » us e Feu. A l vieux bou re, comme `e voudrais Een aller avec toi, côte àâôte, jusqu’Èi Tuggurt. Tu vas voir ue tous les dangers vont s’enl`uir devant toi comme ci la Fumée et il en sera de méme pour l’espace. Une Fois revenu, tu croiras n'avoir pas _. dépasséles Batignolles. · _ Je ne sais, de Paris, pas la moindre chose, et ne m’en soucie. ‘ Je n’exig,e nullement que tu m’ecrives souvent,_ ` car rien n est assommant, en voyage, comme décrire. Néanmoins, quand tu voudras m’en- voyer ta signature précédée de ces simlples mots : « Je me porte bien », tu me seras mou t agréable. ` · Adieu, vieux, toute ma maisonnée te souhaite laisir et bonne santé. P Amuse-toi pendant que tu y es. Les jours de Pluie et d'em. .. reviendront assez tôt. Re-adieu et je te re—embrasse.

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