Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 4.djvu/43

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 GUSTAVE FLAUBERT. 37

nullement reniée chez M“‘° . . . , et voici le dialogue tel qu’il s’est passé; —— On m’a dit que vous veniez souvent et Paris. —- Non, pas du tout, pourquoi? · ———- On m’a même assuré que vous aviez une passion. ' · · — Moi, madame, j’en suis bien incapable, et pour qui ? · · — Pour M'“° Colet. On m’a dit que vous étiez du dernier mieux ensemble. - — Ah! ah! ab! c’est vrai. Je l'aime beaucoup, je la vois très souvent, mais je vous prie de croire que le reste est une calomnie. Et j'ai continué en blaguant sur moi et·m’accu- sant d’être physiquement incapable d'aimer, ce qui excitait beaucoup l’l1ilarite de Monsieur et de Madame. Sois sûre que j’ai tenu le milieu entre la reculade et l’impudence. lls en auront cru ce qu'ils auront voulu, ce qui m'importe peu, pourvu qu’on ne m’embête [pas] en fzee; voila tout ce que je demande dans ces matieres—là. Je crois même quîils sont plus certains de la · chose maintenant; mais ce sont des questions aux- quelles on ne répond jamais «oui», à moins que d’être un-goujat ou unfat, car c’est (toujours dans les idées du monde) désbonorer la femme, ou s’en targuer. Non, mille dieux, non, `e ne t’ai pas reniée. Si tu connaissais lefond de llorgueil d’un bomme comme moi, tu,n'aurais pas eu ce soupçon. ` Je ne Fais au monde que des concessions de silence , mais aucune de discours. Je baisse bien la tête devant ses sottises ,_ mais je ne leur retire pas 1non chapeau. _ _ Merci de tes ollres pour M. et Mm" Marc. Tes

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