Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/12

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6 CORRESPONDANCE l..orsqu'une œuvre est finie, il faut songer ai en faire une autre. Quant à celle qui vient d'être faite, elle me devient absolument indifférente et, si je la fais voir au public, c’est par bêtise et en vertu d’une idée reçue qu’il fmt publier, chose dont je ne sens pas pour moi le besoin. Je ne dis même pas la-dessus tout ce que je pense, dans la crainte d'avoir l'air d'un poseur. L Et toi'? ça marche-t-il'? es-tu content? Mais je croyais ton Alger completement fini, et ie m’at- tendais a le recevoir un de ces jours. Adieu, bon courage. Je te souhaite gaour 1862 toutes les féli- ` cités possibles et ie t'em rasse. 706. À SA NIÈCE CAROLINE. Croisset, mercredi soir [15 ianvier 1862 Y]. ' Ta lettre m'a fait bien plaisir, mon bichet; ie trouve seulement qu'elle etait trop courte; tu aurais dû réjouir ton pauvre vieil oncle par quelque chose de plus abondant. J'ai Vu avec plaisir que ton ami Maisiat n’a pas trouve que tu aies trop recule pendant les vacances. Etudie bien la bosse, afin de faire plus tard mon portrait. Et la musique, comment ça va-t-il avec le père Coret? Ton chat ne me tient pas compagnie dans mon cabinet parce qu'il pousse trop de miaulements; je crois qu'il te cherche toujours. Mais chaque matin il assiste a mon deieuner et en prend sa part. Si tu veux que Bouilhet s’en charge, il est tem s de lui écrire. 'lîs lapins font un ravage affreux dans le

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